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Fotorealistisches Makrobild eines Erdflöhs auf einem Kohlblatt mit typischen Fraßspuren (Schrotschussmuster). Im Hintergrund gelbe Klebefalle und Zimmerpflanze sichtbar.

Lutte contre les altises : Protégez votre jardin et vos plantes d’intérieur grâce à des professionnels.

Écrit par : Patricia Titz

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Les points les plus importants en bref :

Identifier avec certitude les altises

  • Caractéristiques typiques : coléoptères de 1 à 4 mm de long, à l’aspect métallique brillant et aux pattes sauteuses puissantes.

  • Type de dégâts : Petits trous ronds dans les feuilles (aspect « tir au fusil »), surtout sur les jeunes plants

  • Plantes préférées : Légumes crucifères (chou, radis, roquette), légumes solanacées (pommes de terre, tomates)

  • Période d'activité : Principalement d'avril à septembre, par temps chaud.

Stratégies de contrôle efficaces

  • Produits biologiques : Favoriser les insectes bénéfiques, l'huile de neem, les préparations à base de Bacillus thuringiensis

  • Produits chimiques : Agents à base de pyréthrine, insecticides systémiques (uniquement en cas d'infestation grave)

  • Mesures mécaniques : filets de protection des cultures, pièges collants jaunes, binage régulier

  • Intégré : Combiner différentes méthodes pour un succès durable

La prévention est essentielle.

  • Observez la rotation des cultures et ne plantez pas de légumes crucifères au même endroit chaque année.

  • Travail du sol en automne pour perturber l'hivernage

  • Culture mixte avec des plantes répulsives (aneth, coriandre, capucine)

  • Conditions de croissance optimales pour des plantes robustes et résistantes

Altises : caractéristiques et mode de vie

Que sont exactement les altises ?

Les altises sont de petits coléoptères de la famille des Chrysomelidae, à ne pas confondre avec les puces, qui infestent les mammifères. Leur nom vient de leur capacité à s'enfuir en sautant comme les puces lorsqu'elles sont dérangées. En tant que spécialiste de la protection des plantes, je rencontre régulièrement ces ravageurs dans les jardins et les serres, où ils peuvent causer des dégâts considérables, surtout pendant les mois chauds.


Ces petits coléoptères sont de véritables champions de la survie et se sont parfaitement adaptés à divers habitats. Leur capacité à sauter les rend non seulement difficiles à attraper, mais leur permet aussi de se propager rapidement d'une plante à l'autre. Ils représentent un défi particulier pour les jardiniers et les agriculteurs, car on les trouve aussi bien en extérieur que sous serre.

Photographie macro d'altises sur une feuille montrant leurs marques d'alimentation caractéristiques, semblables à des plombs de fusil – comment reconnaître et contrôler les altises au jardin

Caractéristiques biologiques

Taille et apparence : Les altises, de par leur petite taille (1 à 4 mm seulement), sont souvent difficiles à repérer, ce qui complique leur éradication. Leur corps compact et ovale est parfaitement adapté à la vie sur les surfaces végétales. Cependant, leurs reflets métalliques aux nuances variées – du noir profond au bleu, en passant par le bronze et le vert – les rendent facilement reconnaissables lorsqu’on les observe de plus près.


Leur caractéristique la plus distinctive est leur fémur postérieur fortement épaissi, qui leur confère une impressionnante capacité de saut. Cette adaptation leur permet de s'échapper à une vitesse fulgurante lorsqu'ils sont menacés et de se déplacer rapidement entre différentes plantes hôtes. Leurs puissantes pièces buccales sont parfaitement adaptées pour broyer les tissus foliaires.

Espèces importantes en Allemagne : Plusieurs espèces d’altises sont présentes en Allemagne, se distinguant par leurs préférences en matière de plantes hôtes et leur potentiel de dégâts. Ce guide vous explique étape par étape comment lutter efficacement, durablement et pratiquement contre les altises. L’ altise du chou (Phyllotreta nemorum), mesurant 2 à 3 mm et reconnaissable à ses reflets bleu-noir, est particulièrement fréquente sur les crucifères. Son proche parent, l’ altise du chou à rayures jaunes (Phyllotreta undulata), est facilement identifiable grâce à ses rayures longitudinales jaunes caractéristiques et s’attaque également de préférence aux brassicacées.


L’ altise du colza (Psylliodes chrysocephala), légèrement plus grande (3 à 4 mm), présente une coloration bleu-vert métallique. Elle est particulièrement redoutée dans les cultures de colza, mais peut également infester d’autres crucifères. L’ altise de la pomme de terre (Epitrix cucumeris), la plus petite (1,5 à 2 mm), n’en est pas moins nuisible et infeste principalement les solanacées.

Comparaison directe sur feuilles de quatre espèces d'altises : l'altise du chou, l'altise rayée du chou, l'altise du colza et l'altise de la pomme de terre. Identification des différences d'apparence et des dégâts, et apprentissage des méthodes de lutte contre les altises.
Aperçu des espèces d'altises : altise du chou, altise rayée du chou, altise du colza et altise de la pomme de terre. Ces ravageurs causent des dégâts aux crucifères, au colza et aux solanacées. Luttez contre les altises dès maintenant et protégez vos plantes.

cycle de vie et développement

Hivernage : Comprendre le cycle de vie des altises est essentiel pour une lutte efficace. Elles hivernent à l’état adulte dans des cachettes abritées, comme la litière de feuilles, sous les pierres, dans les crevasses de l’écorce ou dans d’autres zones hors gel. Cette stratégie d’hivernage les rend particulièrement résistantes au froid et explique leur retour année après année.


Dès que les températures printanières dépassent durablement 8 à 10 °C, les coléoptères deviennent actifs et commencent à rechercher des plantes hôtes appropriées. Cette dépendance à la température est un facteur important pour le choix du moment opportun pour les mesures de lutte.


Activité printanière (mars-mai) : L’activité printanière débute généralement en mars, mais peut commencer plus tôt ou plus tard selon les conditions météorologiques. Après l’hivernage, les coléoptères se concentrent d’abord sur leur alimentation afin de reconstituer leurs réserves énergétiques. Parallèlement, l’accouplement commence, souvent directement sur les plantes hôtes.


Les femelles sont remarquablement prolifiques, pondant entre 100 et 300 œufs. Ces derniers sont déposés individuellement ou en petits groupes, de manière stratégique sur ou près des plantes hôtes, généralement près du sol ou directement sur les racines. La ponte s'étale sur plusieurs semaines, ce qui entraîne une éclosion échelonnée des larves.


Développement larvaire (mai-juillet) : Le développement larvaire se déroule principalement dans le sol ou sur les racines des plantes, ce qui rend cette phase particulièrement difficile d’accès pour les mesures de lutte. Selon la température et l’humidité, le développement dure de 3 à 6 semaines et comprend trois stades larvaires.


Durant cette période, les larves se nourrissent des racines, des poils absorbants ou d'autres parties souterraines de la plante. Bien que moins visibles que les coléoptères adultes, elles peuvent causer des dégâts considérables, notamment aux jeunes plants dont le système racinaire est encore en développement.


Nouvelle génération (juillet-septembre) : Après leur nymphose dans le sol, les nouveaux coléoptères éclosent et, dans des conditions favorables, peuvent immédiatement engendrer une deuxième génération. Lors des années chaudes, jusqu’à trois générations sont même possibles, ce qui accroît considérablement le potentiel de dégâts.


Ces nouvelles générations sont souvent particulièrement actives et peuvent engendrer des vagues d'infestation massives, surtout en présence de jeunes plants fragiles. La coexistence de différentes générations complexifie la lutte, car divers stades de développement peuvent être présents simultanément.

Plantes hôtes et schémas d'infection

Plantes hôtes principales : Les altises présentent une forte préférence pour certaines plantes hôtes, généralement en fonction de leur appartenance à un groupe botanique. Cette spécialisation est un facteur important pour la planification des rotations culturales et des cultures intercalaires.

Famille des plantes

Espèces préférées

saison d'infestation

Risque de dommages

Plantes crucifères

Chou, radis, roquette, moutarde

Avril-juin

Très haut

Solanacées

Pommes de terre, tomates, aubergines

Mai-août

Haut

Cucurbitacées

Concombres, courgettes, citrouille

Juin-août

Moyen

Légumineuses

Haricots, pois

mai-juillet

Moyen

Facteurs influençant l'infestation : Le risque d'infestation est influencé par divers facteurs environnementaux que les jardiniers et les agriculteurs doivent connaître. Un temps chaud et sec favorise non seulement l'activité des coléoptères, mais aussi leur reproduction. Parallèlement, la sécheresse rend les plantes plus vulnérables, car les plantes affaiblies ont moins de défenses.


Les jeunes plants fragiles sont particulièrement vulnérables aux infestations, car leurs feuilles, plus faciles à mâcher, sont plus riches en nutriments. Les endroits abrités et ensoleillés offrent des conditions idéales aux altises, qui apprécient la chaleur et fuient les vents forts.

Effets nocifs sur les plantes

Dégâts causés par l'alimentation directe : Les dégâts caractéristiques causés par les altises adultes se présentent sous forme de petits trous ronds dans les feuilles. Ce motif typique, dit « en fléchettes », est dû à leur mode d'alimentation : elles arrachent de petits morceaux circulaires de tissu foliaire. En cas d'infestation importante, les feuilles peuvent ressembler à une passoire.


Les dégâts causés aux semis et aux jeunes plants sont particulièrement dévastateurs, car ils ne possèdent souvent pas une masse foliaire suffisante pour supporter des pertes importantes. Une forte infestation d'altises peut entraîner la mort complète des jeunes plants, ce qui est particulièrement problématique lors des semis directs.


Dommages indirects : Outre les dégâts directs causés par l’alimentation, des dommages indirects, souvent sous-estimés, surviennent également. Les trous creusés par les altises affaiblissent les plantes et les rendent plus vulnérables aux infections fongiques ou bactériennes secondaires. Ces points d’entrée peuvent engendrer des maladies graves, bien plus importantes que les dégâts initiaux causés par les altises.


Le ralentissement de la croissance dû à la chute des feuilles entraîne une baisse des rendements et peut nuire au développement global de la plante. Les plantes affaiblies sont également plus vulnérables aux autres ravageurs et aux facteurs de stress environnementaux.


Importance économique : En tant qu’expert en protection des végétaux, je constate régulièrement les dégâts économiques considérables que peuvent causer les altises. En particulier dans la culture maraîchère, où l’aspect visuel est primordial, même une faible infestation peut entraîner des problèmes de commercialisation. En cas d’infestation importante, des pertes de rendement de 30 à 50 % sont fréquentes, notamment pour les cultures sensibles comme les crucifères.


Les coûts liés à la lutte contre les altises, ainsi que les pertes de rendement et la baisse de qualité, s'accumulent rapidement. Par conséquent, une approche précoce et stratégique du problème des altises est non seulement judicieuse sur le plan écologique, mais aussi sur le plan économique.

Identification des altises : types de dégâts, piqûres et plus encore.

Identification fiable des altises

Éliminer les risques de confusion : identifier correctement les altises est la première et la plus importante étape pour une lutte efficace. En tant qu’expert en protection des végétaux, je constate régulièrement que des diagnostics erronés entraînent des traitements inefficaces, voire contre-productifs. Les altises sont fréquemment confondues avec d’autres petits ravageurs, ce qui non seulement engendre des pertes de temps et d’argent, mais peut aussi causer des dommages environnementaux inutiles.


Le risque de confusion est particulièrement élevé lors d'un examen superficiel, car de nombreux petits insectes peuvent causer des dégâts similaires. Cependant, certains traits caractéristiques permettent une identification claire si l'on sait quoi chercher.

Reconnaître les schémas de dommages typiques

Signes caractéristiques de leur alimentation : Les dégâts causés par les altises sont si caractéristiques que les jardiniers expérimentés peuvent souvent les identifier d’un simple coup d’œil. Ces dégâts se présentent généralement sous forme de petits trous ronds de 1 à 3 mm de diamètre, comme s’ils avaient été faits à l’emporte-pièce. Cette précision permet de distinguer clairement les dégâts causés par les altises des marques d’alimentation irrégulières d’autres ravageurs.


Le motif caractéristique de perforations apparaît lorsque de nombreux petits trous se répartissent sur toute la surface de la feuille. En cas d'infestation importante, une seule feuille peut présenter des dizaines de ces trous, donnant à la plante un aspect perforé distinctif.


Les jeunes larves pratiquent parfois une alimentation en « vitre » , où seule la surface supérieure de la feuille est grattée, tandis que la face inférieure reste initialement intacte. Ces zones amincies brunissent ensuite et peuvent se rompre. Les dégâts marginaux sont particulièrement concentrés sur les bords et les extrémités des feuilles, car ces zones sont plus facilement accessibles aux coléoptères.


Répartition de l'infestation : La répartition des dégâts sur la plante suit certains schémas utiles au diagnostic. Les altises préfèrent les jeunes feuilles tendres, plus faciles à percer et plus riches en nutriments. Les feuilles plus âgées et plus coriaces sont généralement épargnées ou seulement superficiellement grignotées.


L'infestation débute généralement sur les bords des feuilles et progresse vers leur centre. En effet, les coléoptères pénètrent habituellement par le bord et se frayent un chemin vers l'intérieur. En cas d'infestation importante, les feuilles peuvent être tellement criblées de trous qu'elles ressemblent à un tamis et peinent à assurer la photosynthèse.

Altises contre autres parasites

Différenciation des ravageurs similaires : Il est essentiel de bien distinguer les ravageurs les uns des autres pour choisir la stratégie de lutte appropriée. Chaque ravageur nécessite des mesures spécifiques, et une identification erronée peut entraîner des traitements inefficaces.

nuisible

Modèle de dommages

Caractéristiques spéciales

Risque de confusion

altises

petits trous ronds

Les coléoptères s'enfuient en sursautant lorsqu'ils sont dérangés.

Moyen

escargots

Marques d'alimentation irrégulières

Traces de mucus visibles, activité nocturne

petite quantité

Chenilles

Des zones d'alimentation plus vastes

Déjections et chenilles visibles, se nourrissant de l'extérieur vers l'intérieur

petite quantité

Pucerons

Feuilles déformées

Sécrétions de miellat collantes, colonies

Moyen

Thrips

taches argentées

Marques d'alimentation allongées et claires, insectes très petits

Haut

Les escargots laissent des traces d'alimentation irrégulières, souvent larges, et des traînées de mucus caractéristiques. Ils se nourrissent généralement la nuit, tandis que les altises sont actives le jour. Les chenilles laissent des traces d'alimentation plus importantes, souvent au bord des feuilles, et des excréments visibles. Les pucerons sucent la sève des plantes, ce qui provoque des feuilles déformées et enroulées ainsi que des sécrétions de miellat collant. Les thrips laissent des traces d'alimentation argentées et allongées et sont encore plus petits que les altises.

Observez directement les altises

Moments d'observation optimaux : L'observation directe des altises est la méthode la plus fiable pour diagnostiquer une infestation, mais elle exige un timing précis et une technique appropriée. Les altises sont actives le jour, mais leur activité varie considérablement selon les conditions météorologiques. Le début de matinée, entre 6 h et 9 h, est idéal : les altises sont alors actives mais pas encore gênées par la chaleur de midi.


La fin d'après-midi , entre 16 h et 19 h, offre également de bonnes opportunités d'observation. Les journées chaudes et ensoleillées, avec peu de vent, sont idéales, car les altises apprécient la chaleur et sont moins actives par grand vent. La période suivant les averses , une fois les plantes desséchées, est également intéressante : les coléoptères sont souvent particulièrement actifs à ce moment-là.


Technique d'observation : Une bonne technique d'observation est essentielle, car les altises sont très craintives et s'enfuient au moindre dérangement. Approchez-vous lentement de la plante et évitez les mouvements brusques. Déplacez délicatement les feuilles et observez les petits coléoptères qui sautent.


Une loupe est utile pour observer des détails comme la taille, la couleur et la forme. Leurs pattes postérieures épaissies constituent un critère d'identification particulièrement fiable. Lors de l'observation, il faut également prêter attention à leur comportement de saut typique : les altises ne se contentent pas de sauter pour s'éloigner, elles sautent souvent de feuille en feuille.


Effectuez le test de tapotement : ce test est une méthode éprouvée pour évaluer une infestation, également utilisée en surveillance parasitaire professionnelle. Placez un chiffon ou une feuille de papier blanc sous la plante et secouez-la ou tapotez-la vigoureusement. Les altises qui tombent sont facilement visibles et peuvent être comptées sur la surface claire.


Cette méthode est particulièrement adaptée à l'évaluation de la gravité d'une infestation et peut être utilisée régulièrement pour le suivi. Le nombre de coléoptères tombés au sol donne une bonne indication de la densité de population et aide à déterminer les mesures de lutte.

Comparaison photoréaliste des ravageurs des plantes sur les feuilles : altises avec leurs trous d’alimentation ronds caractéristiques, limaces avec leurs marques d’alimentation irrégulières, chenilles avec leurs marques d’alimentation et leurs excréments plus importants, pucerons sur les feuilles déformées, thrips avec leurs marques d’alimentation argentées. Luttez contre les altises en identifiant précisément le type de dégâts.
La lutte contre les altises commence par un diagnostic correct : l’image montre les différences entre les altises et d’autres ravageurs tels que les limaces, les chenilles, les pucerons et les thrips, y compris les schémas de dommages typiques.

Évaluer la gravité de l'infestation

Seuil de nuisance pour différentes cultures : L’évaluation de la gravité de l’infestation est cruciale pour décider des mesures de lutte. Toutes les infestations d’altises ne justifient pas un traitement immédiat ; souvent, les plantes peuvent tolérer un certain niveau d’infestation sans subir de dommages économiques.

culture

infestation légère

Infestation moyenne

Infestation grave

Seuil critique

Variétés de chou

1 à 5 coléoptères par plante

6 à 15 coléoptères par plante

>15 coléoptères/plante

10 coléoptères/plante

radis

1 à 3 coléoptères par plante

4 à 10 coléoptères par plante

>10 coléoptères/plante

5 coléoptères par plante

pommes de terre

2 à 8 coléoptères par plante

9 à 20 coléoptères par plante

>20 coléoptères/plante

15 coléoptères/plante


Ces seuils de dommages sont des lignes directrices qui doivent être ajustées en fonction de l'âge de la plante, des conditions météorologiques et des considérations économiques. Les jeunes plants tolèrent une infestation nettement moindre que les plants adultes.

Évaluation des dégâts : L’évaluation des dégâts réels ne se limite pas au simple comptage des coléoptères. En cas de dégâts mineurs , seuls quelques trous sont visibles ; la plante reste vigoureuse et peut compenser les dégâts. Des dégâts modérés se caractérisent par un réseau distinct de trous ; la croissance peut être ralentie, mais la plante se rétablit généralement.


Les dégâts sont graves lorsque les feuilles sont criblées de trous et que la plante présente des signes visibles de stress. À ce stade, sa capacité photosynthétique est fortement réduite et sa récupération est extrêmement difficile. Des mesures correctives immédiates sont généralement nécessaires.

Suivi et documentation

Contrôles réguliers : Une surveillance systématique est essentielle à une protection phytosanitaire efficace. En tant qu’expert en protection des plantes, je recommande des contrôles hebdomadaires pendant la principale période d’infestation, d’avril à septembre. Ces contrôles doivent toujours être effectués à la même heure et dans des conditions similaires afin d’obtenir des résultats comparables.


Lors de la documentation des niveaux d'infestation et des plantes touchées, tenez également compte des conditions météorologiques. La température, l'humidité et les précipitations influencent considérablement l'activité des altises et facilitent l'interprétation des données d'infestation. Un simple tableau ou un carnet de jardinage suffit pour la documentation.


Pièges collants jaunes : une aide précieuse. Les pièges collants jaunes sont un outil précieux pour surveiller les altises. Leur couleur jaune attire les coléoptères, qui restent collés à la surface engluée. Suspendez les pièges à 10-20 cm au-dessus des plantes : trop haut, ils ne captureront pas d’altises ; trop bas, ils vous gêneront au jardin.


L'évaluation hebdomadaire des coléoptères capturés fournit des informations précieuses sur les tendances démographiques et peut servir de système d'alerte précoce en cas d'infestation naissante. Notez le nombre de coléoptères capturés par planche et par semaine ; une augmentation soudaine indique le début d'une vague d'infestation.


Note importante concernant les piqûres de puces : Il s’agit d’une idée reçue très répandue que je dois corriger régulièrement : les altises ne piquent pas les humains ! Ce sont des insectes nuisibles qui s’attaquent exclusivement aux plantes et qui ne possèdent ni les pièces buccales ni le comportement nécessaires pour piquer les humains ou les animaux. On les confond souvent avec les puces (Siphonaptera), qui infestent les mammifères, ou avec d’autres insectes piqueurs comme les moustiques ou les tiques.


Si vous constatez des piqûres sur votre peau et que vous avez également des altises dans votre jardin, il s'agit de deux problèmes distincts qui nécessitent un traitement séparé. Les altises s'attaquent à vos plantes, tandis que les piqûres sont causées par d'autres parasites.

Lutte contre les altises - notions de base

La gestion intégrée des ravageurs comme principe directeur

En tant qu'expert certifié en protection des végétaux, j'adhère systématiquement aux principes de la lutte intégrée contre les ravageurs (LIR). Cette approche privilégie les stratégies durables, combinant intelligemment différentes méthodes de lutte, plutôt que les solutions chimiques rapides. Les traitements chimiques ne sont utilisés qu'en dernier recours, lorsque toutes les autres mesures sont insuffisantes ou que le seuil de dommages est largement dépassé.


L'approche intégrée prend en compte non seulement l'efficacité immédiate, mais aussi les impacts à long terme sur l'environnement, les organismes bénéfiques et le développement de résistances. Cette perspective holistique permet de proposer des solutions plus durables tout en réduisant les coûts de traitement.

Élaborer une stratégie de contrôle

Étape 1 : Analyse de l’infestation. Une analyse approfondie de l’infestation est essentielle à toute stratégie de lutte efficace. L’identification précise de l’espèce d’altise est cruciale, car différentes espèces privilégient différentes plantes hôtes et peuvent réagir différemment aux diverses mesures de lutte.

L'évaluation de la gravité d'une infestation implique non seulement le dénombrement des coléoptères, mais aussi l'appréciation des dégâts potentiels. Des facteurs tels que l'âge des plantes, les prévisions météorologiques et la disponibilité de plantes hôtes alternatives sont essentiels à cette évaluation. L'identification des cultures touchées permet de prioriser les mesures de lutte.


Étape 2 : Vérifier les seuils de dommages. Les seuils de dommages sont des valeurs déterminées scientifiquement qui indiquent le niveau d’infestation à partir duquel des dommages économiques sont à prévoir. Ces seuils ne sont pas fixes et doivent être adaptés à la situation spécifique. Le stade de développement de la plante joue un rôle crucial : les jeunes plants tolèrent beaucoup moins d’infestation que les plants adultes.


Les prévisions météorologiques influent à la fois sur l'évolution des populations d'altises et sur la capacité de régénération des plantes. En cas de conditions favorables aux altises et défavorables aux plantes, les seuils de nuisibilité devraient être abaissés. L'inclusion de populations d'insectes auxiliaires est importante, car celles-ci peuvent contribuer à la régulation naturelle.


Étape 3 : Choix de la méthode Le choix de la méthode de lutte suit une hiérarchie claire : les mesures biologiques sont privilégiées car elles sont respectueuses de l’environnement et durables. Les méthodes mécaniques peuvent les compléter, voire les remplacer en cas de faible infestation. Les traitements chimiques ne sont utilisés que si le seuil de nuisibilité est dépassé.


Combiner différentes approches est souvent plus efficace que d'utiliser une seule méthode. Cette stratégie réduit également le risque de développement de résistances et protège les insectes utiles.

Un phytopathologiste examine à la loupe une feuille infestée d'altises. On distingue clairement les trous d'alimentation typiques de ces insectes. À l'arrière-plan, un piège collant jaune, une coccinelle (insecte auxiliaire) et un vaporisateur (symbole de la lutte intégrée contre les altises).
Lutte contre les altises par la gestion intégrée des ravageurs : analyse experte des dégâts, protection des insectes utiles et utilisation raisonnée des pesticides – une stratégie durable contre les altises.

Optimiser le moment du traitement

Conditions optimales de traitement : Le moment du traitement influe considérablement sur l’efficacité de toute mesure de lutte. La température idéale se situe entre 15 et 25 °C, car les altises sont les plus actives dans cette plage et les traitements y sont alors les plus efficaces. À des températures trop basses, les altises sont léthargiques et absorbent moins de principe actif ; à des températures trop élevées, les plantes peuvent être affaiblies.


Le moment de la journée est important : tôt le matin (6 h à 9 h) ou en fin d’après-midi (18 h à 21 h) sont les périodes optimales, car l’humidité est plus élevée et le rayonnement UV plus faible. Le temps doit être calme et sec, avec au moins 2 à 4 heures sans pluie après le traitement. L’ état des plantes est également important : elles doivent être sèches et ne pas souffrir de stress hydrique.


Tenez compte du stade de développement : les différents stades de développement des altises nécessitent des méthodes de lutte différentes. Les adultes sont plus faciles à éliminer par contact direct avec la solution pulvérisée, car ils se trouvent principalement sur les feuilles. Les larves, qui vivent dans le sol, sont plus difficiles à atteindre ; des traitements du sol ou des agents systémiques sont alors nécessaires.


Les œufs sont généralement résistants à la plupart des traitements et nécessitent des applications répétées sur les larves en éclosion. Les pupes sont difficiles d'accès dans le sol et sont généralement perturbées indirectement par le travail du sol.

Classes de médicaments et gestion de la résistance

Principaux groupes de principes actifs : Comprendre les différents groupes de principes actifs est essentiel pour une gestion efficace de la résistance. Les pyréthrines et les pyréthroïdes agissent par contact, via le système nerveux, et ont un effet rapide. Les néonicotinoïdes ont un effet systémique et une durée d’action plus longue, mais leur utilisation est controversée en raison de leur impact sur les pollinisateurs.


Les organophosphorés agissent par contact et par ingestion, mais leur disponibilité est limitée. Les agents biologiques tels que Bacillus thuringiensis ou l'huile de neem offrent des alternatives respectueuses de l'environnement et présentant un risque de résistance plus faible.


Prévention de la résistance : La gestion de la résistance est un aspect essentiel de la protection moderne des plantes. Il est primordial d’alterner les groupes de matières actives ; il convient de ne pas effectuer plus de deux traitements par saison avec le même groupe de matières actives. L’association de ces traitements à des mesures non chimiques permet de réduire la pression de sélection sur les populations de ravageurs.


Un suivi continu de l'efficacité permet de détecter précocement l'apparition de résistances. Les refuges comportant des zones non traitées abritent des populations sensibles susceptibles de se croiser avec des individus résistants.

Technologie et équipement d'application

Pulvérisateurs adaptés à différentes applications : le choix du bon pulvérisateur influence considérablement l’efficacité du traitement. Pour les plantes d’intérieur, de simples pulvérisateurs manuels à jet fin suffisent, permettant une couverture uniforme avec une faible consommation d’eau.

Zone

Type d'appareil

Type de buse

quantité d'eau

Caractéristiques spéciales

plantes d'intérieur

pulvérisateur manuel

fine brume

50-100 ml/m²

Dosage précis

Jardin potager

pulvérisateur à pression

cône creux

200-400 l/ha

Application flexible

serre

pulvérisateur à dos

Jet plat

300-600 l/ha

Bonne maniabilité

Des zones plus vastes

Pulvérisateur de champ

Buses d'injection

200-300 l/ha

rendement de surface élevé

Mode d'emploi : Une couverture uniforme de toutes les surfaces foliaires est essentielle à la réussite du traitement. Il convient d'accorder une attention particulière au dessous des feuilles, car on y trouve souvent des œufs et de jeunes larves. Par temps venteux , une protection contre la dérive permet d'éviter la pollution de l'environnement et la perte de principe actif.


Le port d'équipements de protection doit être effectué conformément aux instructions d'utilisation – même avec des agents biologiques, des irritations cutanées ou des allergies peuvent survenir.

Aspects de sécurité et fondement juridique

Exigences légales : L’utilisation des produits phytosanitaires est soumise à une réglementation stricte. Seuls les produits phytosanitaires homologués peuvent être utilisés, et les instructions d’utilisation doivent être scrupuleusement respectées. Tout écart est non seulement illégal, mais aussi potentiellement dangereux.


L'obligation de tenir des registres dans les applications commerciales sert à des fins de traçabilité et de contrôle. Les exigences de distance par rapport aux cours d'eau protègent la qualité de l'eau et les habitats aquatiques.


Protection des personnes et de l'environnement : La protection des personnes et de l'environnement est une priorité absolue. Le port d'équipements de protection individuelle est obligatoire, même lors de l'utilisation de produits apparemment inoffensifs. Aucun traitement ne doit être effectué en présence d'abeilles en vol afin de protéger les pollinisateurs.


Il convient de respecter des délais d'attente avant la récolte afin d'éviter la présence de résidus dans les aliments. La protection des insectes utiles doit être prise en compte lors du choix des pesticides et des techniques d'application.

Suivi des résultats et traitement de suivi

Tests d'efficacité : Le suivi systématique de l'efficacité est un aspect souvent négligé, mais pourtant crucial, de la lutte contre les altises. Un test d'efficacité réalisé par un professionnel doit être effectué 3 à 7 jours après le traitement , car il s'agit de la période optimale pour évaluer pleinement l'effet de la plupart des produits. Avec les agents biologiques, l'effet complet peut ne pas être visible avant 7 à 10 jours.


La mortalité est évaluée en comparant le nombre de coléoptères avant et après traitement. Un traitement efficace doit atteindre un taux de mortalité d'au moins 80 %. Il est important de noter que tous les coléoptères morts ne sont pas immédiatement visibles ; beaucoup tombent au sol ou se cachent près du sol.


La réinfestation par migration est un problème courant, souvent interprété à tort comme un échec du traitement. Les altises sont très mobiles et peuvent rapidement revenir des zones voisines non traitées. Il est donc important de surveiller également la zone entourant les zones traitées et, si nécessaire, de créer des zones tampons.


La documentation des résultats doit être détaillée et inclure les points suivants : niveau d’infestation initial, produit utilisé et taux d’application, conditions météorologiques pendant et après le traitement, niveau d’infestation après 3, 7 et 14 jours, ainsi que les observations sur les effets secondaires sur les plantes ou les insectes bénéfiques.


Traitement de suivi : Un traitement de suivi est nécessaire si le traitement initial s’avère insuffisant (mortalité inférieure à 80 %). Toutefois, une analyse approfondie des causes doit être effectuée avant de répéter le traitement. Parmi les causes possibles d’une efficacité insuffisante figurent des conditions météorologiques défavorables, un dosage incorrect, une période d’application inadaptée ou l’apparition d’une résistance.


Si un traitement répété s'avère nécessaire, il est essentiel de changer de groupe de principes actifs. Cela permet d'éviter la sélection de nouveaux individus résistants et peut améliorer l'efficacité du traitement. L' intervalle minimal entre les traitements doit être d'au moins 7 à 10 jours afin de laisser aux plantes le temps de récupérer et d'évaluer pleinement l'effet du premier traitement.


Le recours à des méthodes alternatives est particulièrement important lorsque les traitements chimiques s'avèrent systématiquement insuffisants. Des mesures mécaniques telles que les filets de protection des cultures, les préparations biologiques ou une combinaison de différentes approches permettent souvent d'obtenir de meilleurs résultats à long terme que des traitements chimiques répétés.

Calculer les coûts du traitement

Comparaison des coûts des différentes méthodes : Un calcul de coût réaliste doit prendre en compte tous les facteurs, et pas seulement le coût des matériaux. Le tableau suivant présente une analyse détaillée des coûts des différentes approches de contrôle :

méthode

Coût par 100 m²

Durée de l'effet

charge de travail

Répétitions/Saison

Biologique

15-25 €

1 à 2 semaines

2 à 3 heures

3-5

Chimique

8-15 €

2 à 4 semaines

1 à 2 heures

1-2

Mécaniquement

5-10 €

En permanence

3 à 5 heures

1

Combiné

20-35 €

4 à 8 semaines

3 à 4 heures

2-3

Analyse économique : La prévention des dommages doit être comparée aux coûts de traitement. Même des dégâts mineurs sur des cultures importantes comme les légumes peuvent engendrer des pertes économiques considérables. Les effets à long terme sur la santé des sols et l’écosystème doivent également être pris en compte dans le calcul.


Le développement de résistances et les coûts qui en découlent sont souvent des coûts cachés qui ne deviennent apparents qu'à long terme. Les méthodes durables peuvent être plus onéreuses au départ, mais engendrent des coûts ultérieurs moindres. La durabilité de la solution doit être un facteur clé de l'analyse économique.

Assurance qualité

Documentation : Une documentation systématique est non seulement obligatoire pour les applications commerciales, mais également recommandée pour les jardiniers amateurs. La date et l’heure du traitement doivent être consignées avec précision, car cela est important pour évaluer son efficacité et en cas de problème.


Le produit utilisé et la dose d'application doivent être précisément consignés ; cela permet d'évaluer l'efficacité du traitement et de gérer les résistances. Les conditions météorologiques pendant et après le traitement influencent considérablement son efficacité et doivent être enregistrées en détail.


La gravité de l'infestation avant et après le traitement permet une évaluation objective de son efficacité. Tout problème ou effet secondaire survenant doit être consigné afin d'optimiser les traitements ultérieurs.


Mesure du succès : La mesure du succès ne se limite pas au simple comptage des altises. Si la réduction de la population d’altises est l’indicateur principal, la limitation des dégâts aux plantes et l’ impact sur le rendement sont également des critères de succès importants.


Il convient également d'évaluer l' impact sur les organismes bénéfiques , car une protection durable des plantes doit prendre en compte l'écosystème dans son ensemble. Un traitement efficace permet non seulement de réduire les ravageurs, mais aussi de préserver les mécanismes de régulation naturels.


En tant qu'expert en protection des plantes, j'insiste : la lutte efficace contre les altises exige une stratégie bien pensée qui combine intelligemment toutes les méthodes disponibles. Les solutions rapides sont rarement durables ; il est essentiel d'investir dans une approche à long terme qui prenne en compte les aspects économiques et écologiques.

Prévention des altises

Principes de base de la prévention

En tant qu'experte en protection des plantes, je sais, forte de nombreuses années d'expérience, que la prévention est non seulement plus efficace et plus économique que le traitement, mais aussi plus durable pour l'ensemble de l'écosystème du jardin. Une stratégie de prévention bien conçue peut réduire les infestations d'altises de 70 à 80 % et rend souvent les traitements chimiques totalement inutiles. Cette approche préventive protège non seulement l'environnement et votre budget, mais renforce également l'équilibre naturel du jardin.


La prévention repose sur la compréhension de la biologie et du mode de vie des altises. En connaissant leurs faiblesses et en les exploitant de manière ciblée, on peut efficacement prévenir leur reproduction et leur propagation sans avoir recours à des mesures drastiques.

Mesures de culture et planification de la culture

Planifiez stratégiquement la rotation des cultures : la rotation des cultures est l’un des outils les plus efficaces de la lutte préventive contre les ravageurs. Les légumes crucifères ne doivent jamais être cultivés au même endroit chaque année , car cela favorise la reproduction continue d’espèces d’altises spécialisées. Une interruption de culture d’au moins 3 à 4 ans pour les cultures fortement infestées interrompt le cycle de reproduction et réduit considérablement la densité de population.


La culture de couverture avec des plantes non hôtes comme les graminées ou les légumineuses offre plusieurs avantages : elle interrompt la chaîne alimentaire de l’altise, améliore la structure du sol et favorise les insectes bénéfiques. Il est essentiel de consigner l’historique des cultures pour une planification optimale ; un simple journal de jardinage suffit pour tout noter.


Périodes optimales de semis et de plantation : Le moment du semis peut être déterminant pour le niveau d’infestation. Les semis précoces, en mars-avril, ont lieu avant la période d’infestation principale et permettent aux plantes de s’établir avant que les altises ne deviennent actives. Les semis tardifs, en août-septembre, profitent de la période suivant le pic d’activité des coléoptères.


Il convient d'éviter autant que possible la période critique de mai à juillet pour les cultures sensibles. Cette stratégie nécessite une adaptation aux conditions climatiques régionales et peut être facilitée par la culture sous serre ou sous voile d'hivernage.


Choix de l'emplacement et préparation du sol : Les emplacements ensoleillés et aérés sont non seulement bénéfiques aux plantes, mais aussi moins attractifs pour les altises, qui préfèrent les zones abritées et sans vent. Il faut absolument éviter l'excès d'eau, car il affaiblit les plantes et les rend plus vulnérables aux ravageurs.


Le travail du sol en automne est une mesure importante pour perturber l'hivernage. Un bêchage profond détruit les abris hivernants et expose les coléoptères hivernants au gel et aux prédateurs.

Cultures associées et plantes compagnes

Plantes répulsives : Certaines plantes peuvent repousser les altises ou perturber leur orientation grâce à leur odeur. Ces répulsifs naturels constituent une solution écologique pour réduire les infestations.

plante compagne

Effet

Application

efficacité

aneth

Parfum repoussant

Semez entre les rangs de choux

Moyen

coriandre

Désorientation

En bordure de plantation

Moyen

Capucine

plante de distraction

Éloigne les altises

Haut

œillets d'Inde

Amélioration des sols

Engrais vert en automne

Faible

lavande

Effet répulsif

Bordures de parterres de fleurs

Moyen

Stratégies de cultures intercalaires : L’alternance de rangs de cultures principales et de cultures associées est particulièrement efficace, car elle complique la recherche de plantes hôtes par les adventices. La culture en bandes, avec de larges bandes de cultures différentes, limite la propagation des adventices entre les peuplements.


Les plantations en bordure créent une ceinture protectrice autour des zones vulnérables, tandis que le sous-semis de plantes compagnes basses modifie le microclimat et favorise les insectes bénéfiques.

mesures de protection physique

Filets de protection des cultures : Les filets de protection des cultures constituent l’une des mesures de protection physique les plus efficaces. La taille des mailles (0,8 à 1,3 mm) est suffisamment fine pour empêcher le passage des altises, tout en permettant une bonne aération. Fabriqués en polyéthylène ou en polypropylène résistant aux UV, ils offrent une longue durée de vie.


Le produit doit être appliqué immédiatement après le semis ou la plantation, car même quelques coléoptères suffisent à établir une population sous le filet. Une ventilation régulière est importante pour prévenir les maladies fongiques, surtout par temps chaud et humide.


Couverture polaire : La couverture polaire respirante (17-19 g/m²) protège non seulement des altises et autres insectes nuisibles, mais aussi des conditions climatiques extrêmes. La protection simultanée contre le froid, le vent et le fort ensoleillement fort fortifie les plantes et les rend plus résistantes.


Il est essentiel de procéder à une suppression opportune avant la floraison pour les cultures dépendantes de la pollinisation, faute de quoi la pollinisation sera empêchée.


Paillage : Les matériaux de paillis organiques tels que la paille, les tontes de gazon ou les feuilles empêchent la ponte des œufs dans le sol et créent des habitats pour les insectes bénéfiques. L’amélioration de la structure du sol et de sa capacité de rétention d’eau renforce les plantes.

Encouragement des ennemis naturels

Introduisez des insectes bénéfiques : les altises ont de nombreux ennemis naturels qui peuvent contribuer à contrôler leur population. Les carabes (Carabidae), tels que Poecilus cupreus et Pterostichus melanarius, se nourrissent de larves d’altises présentes dans le sol et sont actifs d’avril à octobre.


Les staphylins (Staphylinidae) sont des prédateurs très mobiles qui chassent aussi bien les altises adultes que leurs larves. Les araignées , notamment les araignées-loups et les araignées sauteuses, capturent efficacement les altises sauteuses. Les acariens prédateurs contrôlent les œufs et les jeunes larves et peuvent être utilisés de manière sélective en serre.


Favoriser les insectes bénéfiques : les tas de bois mort servent d’abri hivernal aux insectes utiles, tandis que les bandes de fleurs sauvages leur fournissent nourriture et habitat. Il est essentiel d’éviter les insecticides à large spectre pour maintenir leurs populations. Les jardins à la structure diversifiée et aux habitats variés favorisent la biodiversité et, par conséquent, la lutte antiparasitaire naturelle.

Renforcer la santé des plantes

Apport optimal en nutriments : une fertilisation équilibrée, basée sur l’analyse du sol, fortifie les plantes et les rend plus résistantes aux ravageurs. Il est important d’éviter un excès d’azote, car celui-ci ramollit les feuilles et les rend vulnérables aux maladies.


Une fertilisation riche en potassium favorise une structure foliaire plus ferme et une résistance accrue. Les engrais organiques, tels que le compost ou les copeaux de corne, sont à privilégier car ils améliorent la santé du sol et assurent un apport constant en nutriments.


Gestion de l'eau : Un arrosage régulier, sans excès d'eau, est optimal pour la santé des plantes. Arroser le matin permet aux feuilles de sécher rapidement et réduit le risque de maladies fongiques.


Le paillis pour la rétention d'eau et l'irrigation goutte à goutte pour les grandes surfaces optimisent l'utilisation de l'eau et réduisent le stress hydrique des plantes.

Lutte biologique contre les altises – méthodes écologiques de lutte contre les altises

Principes fondamentaux de la lutte biologique

En tant que spécialiste de la protection des plantes, je privilégie les méthodes biologiques car elles sont respectueuses de l'environnement, durables et souvent plus efficaces à long terme que les traitements chimiques. La lutte biologique utilise les mécanismes et les organismes naturels pour lutter contre les ravageurs et s'intègre harmonieusement à l'écosystème.


Le principal avantage des méthodes biologiques réside dans leur sélectivité : elles ciblent les ravageurs sans nuire aux insectes utiles. De plus, la résistance se développe moins fréquemment car leurs mécanismes d’action sont plus complexes et diversifiés que ceux des insecticides de synthèse.

Image photoréaliste : Lutte biologique contre les altises au jardin. Une feuille de chou présentant les trous caractéristiques des altises, une coccinelle et une guêpe parasitoïde, insectes auxiliaires. À côté, un vaporisateur d’huile de neem et des plantes à fleurs pour attirer ces insectes bénéfiques. Lutte écologique contre les altises, sans produits chimiques.
Lutte biologique contre les altises : les coccinelles et les guêpes parasitoïdes contribuent à la lutte antiparasitaire naturelle en tant qu’insectes bénéfiques. L’huile de neem et les plantes à fleurs complètent cette stratégie écologique de lutte contre les altises.

pesticides biologiques

Préparations à base de Bacillus thuringiensis (Bt) : Bacillus thuringiensis est une bactérie naturelle qui produit des toxines spécifiques agissant exclusivement sur les larves de coléoptères. Son mode d’action est très spécifique : les larves ingèrent les spores en se nourrissant, et les toxines détruisent leur paroi intestinale, entraînant leur mort. Il est important de noter que cette bactérie est sans effet sur les altises adultes.


Le produit s'applique à la dose de 0,5 à 1,0 kg/ha, selon le produit, idéalement au moment de l'éclosion des larves en mai/juin. Il est recommandé de privilégier des conditions météorologiques sèches et calmes, avec des températures supérieures à 15 °C. Une seconde application peut être nécessaire 7 à 10 jours plus tard.


Les avantages sont impressionnants : le produit est spécifique contre les insectes ravageurs, ne nécessite aucun délai d’attente avant la récolte, protège complètement les insectes bénéfiques et les pollinisateurs, et aucun développement de résistance n’est connu.


Préparations à base d'huile de neem : L'ingrédient actif azadirachtine de l'arbre de neem (Azadirachta indica) a un mode d'action complexe : Il inhibe l'alimentation chez les coléoptères adultes, perturbe la mue chez les larves, nuit à la reproduction et agit à la fois de manière systémique et comme poison de contact.


Le produit s'applique à une concentration de 0,5 à 1 % dans une solution de pulvérisation diluée dans 300 à 500 l/ha d'eau. L'application doit être effectuée le soir afin de protéger le produit des rayons UV, à un intervalle de 7 à 14 jours selon le niveau d'infestation.


Ses caractéristiques particulières incluent son action lente (3 à 7 jours), sa dépendance à la température (optimale entre 20 et 25 °C), le fait qu'il soit sans danger pour les abeilles et sa dégradation par la lumière UV.

Promotion et utilisation des insectes bénéfiques

Ennemis naturels des altises : Favoriser les ennemis naturels est essentiel à la lutte biologique. Les carabes, tels que Poecilus cupreus et Pterostichus melanarius, sont des prédateurs actifs qui se nourrissent des larves d’altises présentes dans le sol. On peut favoriser leur présence grâce à des tas de bois mort, des alignements de pierres et des zones cultivées de manière extensive. Ils sont actifs d’avril à octobre.


Les papillons à ailes courtes de diverses espèces d'Aleochara et de Tachyporus chassent aussi bien les altises adultes que leurs larves. Très mobiles et adaptables, ils peuvent prospérer grâce au paillis et aux tas de compost.


Les araignées , notamment les araignées-loups et les araignées sauteuses, sont spécialisées dans la capture de proies sauteuses comme les altises. Une végétation aux structures variées favorise leur implantation, et elles sont actives toute l'année lorsque les conditions climatiques sont favorables.


Les acariens prédateurs des genres Hypoaspis et Stratiolaelaps contrôlent les œufs et les jeunes larves. Ils peuvent être utilisés en serre et nécessitent un sol humide à une température comprise entre 15 et 25 °C.

fortifiant pour plantes

Préparations à base de silice : La silice renforce les parois cellulaires et confère aux feuilles une plus grande robustesse, les rendant plus difficiles à ronger pour les altises. Elle s’applique par pulvérisation foliaire tous les 14 jours à raison de 2 à 5 ml/l d’eau. Elle présente également l’avantage de prévenir les maladies fongiques.


Extraits d'algues : ils contiennent des acides aminés, des oligo-éléments et des régulateurs de croissance qui renforcent les défenses des plantes. Ils peuvent être appliqués par voie racinaire ou foliaire, à raison de 2 à 3 applications à 10 jours d'intervalle.


Thé de compost : Le compost est infusé dans l’eau pendant 24 à 48 heures et favorise la santé des plantes. Il peut être utilisé pour l’arrosage ou la pulvérisation et présente l’avantage supplémentaire d’améliorer le sol.

Traitement biologique des sols

Nématodes contre les larves d'altises : Steinernema carpocapsae est un nématode parasite qui cible spécifiquement les larves d'altises présentes dans le sol. L'application se fait à une dose de 500 000 à 1 million de nématodes/m² à une température du sol de 12 à 25 °C et en conditions humides, idéalement en mai-juin, au moment de l'éclosion des larves.


La technique d'application consiste à mettre les nématodes en suspension dans l'eau et à les appliquer immédiatement après mélange. Une répartition uniforme à l'arrosoir ou au pulvérisateur est importante, et le sol doit être maintenu humide pendant 2 à 3 semaines.


Les perspectives de succès sont bonnes : une réduction de la population larvaire de 60 à 80 % est possible, avec un effet durable pendant plusieurs semaines et sans effets secondaires sur les plantes ou les insectes bénéfiques.

Lutte chimique contre les altises

Quand la lutte chimique contre les ravageurs est-elle justifiée ?

En tant qu'expert certifié en produits biocides et protection des plantes, j'insiste sur ce point : les traitements chimiques ne sont justifiés que lorsque les mesures biologiques et mécaniques sont insuffisantes ou que le seuil de dommages est largement dépassé. Cette décision ne doit jamais être prise à la légère, car elle peut avoir des conséquences importantes pour l'écosystème.


Les indications pour un traitement chimique sont clairement définies : le seuil de dommages est dépassé (>15 coléoptères/plante dans le chou), il existe un risque aigu pour les jeunes plants, les conditions météorologiques favorisent la reproduction massive, les mesures biologiques sont insuffisantes ou il existe un risque de dommages économiques.

Ingrédients actifs et préparations approuvés

Préparations à base de pyréthrines/pyréthroïdes : les pyréthrines sont des principes actifs naturels extraits des chrysanthèmes, tandis que les pyréthroïdes sont des dérivés synthétiques. Des marques commerciales comme Spruzit Pest-Free ou Neudorff Spruzit sont homologuées pour les jardins potagers et familiaux, et parfois aussi pour la culture commerciale.


Son mode d'action, par contact et neurotoxique, assure une efficacité rapide. L'application se fait par pulvérisation par temps sec à raison de 10 à 20 ml pour 10 litres d'eau. Il est important de ne pas appliquer le produit lorsque les abeilles sont en vol et de respecter le délai d'attente avant la récolte (généralement de 3 à 7 jours).


Préparations néonicotinoïdes : Les principes actifs tels que le thiaclopride et l’acétamipride agissent par voie systémique comme neurotoxines, sont absorbés par les feuilles et les racines, et leur effet dure de 2 à 4 semaines. Ils sont également efficaces contre les insectes piqueurs-suceurs de sève.


Les instructions d'application exigent une protection spéciale des abeilles, l'interdiction d'appliquer le produit pendant la floraison, la prévention de la dérive vers les plantes en fleurs et une gestion particulièrement importante de la résistance.

Technologie et calendrier de l'application

Moment optimal d'application : Tôt le matin (6 h à 9 h) ou en soirée (18 h à 21 h), par des températures comprises entre 15 et 25 °C et des vitesses de vent inférieures à 3 m/s. Aucune pluie ne doit survenir pendant les 2 à 4 heures suivant le traitement.


Technologie de pulvérisation : les buses à cône creux assurent une distribution uniforme, une pression de 2 à 3 bars produit une taille de gouttelettes optimale, la vitesse de déplacement ne doit pas dépasser 6 à 8 km/h pour les pulvérisateurs agricoles, et la quantité d’eau est de 300 à 600 l/ha selon la culture.

Gestion de la résistance

Rotation des substances actives : En tant qu’expert en protection des plantes, la gestion de la résistance est primordiale. Le premier traitement doit être effectué avec des pyréthroïdes (bloqueurs des canaux sodiques), à raison de deux applications maximum par an. Le deuxième traitement doit être effectué avec des néonicotinoïdes (agonistes des récepteurs nicotiniques), également à raison de deux applications maximum par an. Un troisième traitement avec des organophosphorés (inhibiteurs de l’acétylcholinestérase) n’est possible qu’une fois par an.


Pour éviter l’apparition de résistances, il n’est jamais nécessaire de recourir à plus de deux traitements consécutifs avec la même classe de médicaments, à une association avec des mesures biologiques, à la création de zones refuges pour les populations sensibles et à un suivi continu de l’efficacité.

Remèdes maison contre les altises

Évaluation scientifique des remèdes maison

En tant que spécialiste de la protection des plantes, on me demande souvent des remèdes maison contre les altises. Il est primordial pour moi de ne recommander que des méthodes scientifiquement validées, ou du moins biologiquement plausibles, et de bien distinguer les approches éprouvées de celles qui ne le sont pas. Nombre de « conseils secrets » qui circulent sur Internet sont non seulement inefficaces, mais peuvent même être nocifs pour les plantes ou l'environnement.

Remèdes maison mécaniques (scientifiquement prouvés)

Terre de diatomées : La terre de diatomées est composée de squelettes microscopiques de diatomées qui endommagent l’exosquelette des coléoptères, provoquant leur déshydratation par perte de leur couche protectrice. Cet effet purement mécanique, sans aucun composant chimique, en fait un remède maison intéressant.


L' application ne nécessite que de la terre de diatomées de qualité alimentaire, à saupoudrer en fine couche sur les plantes infestées. Un temps sec est indispensable, car le traitement n'est efficace que par temps sec. Une nouvelle application est nécessaire après la pluie ou la rosée.


Son efficacité est limitée contre les altises adultes, elle est inefficace contre les larves présentes dans le sol, son action est lente (2 à 5 jours) et son utilisation doit se limiter à un usage complémentaire. Les consignes de sécurité comprennent le port d'une protection respiratoire lors de l'application, l'interdiction d'appliquer le produit par grand vent et la prudence à proximité des animaux domestiques en raison de la poussière.

remèdes maison à base de plantes

Infusion d'ail : Pour la préparer , faites infuser 100 g d'ail dans 1 litre d'eau pendant 24 heures, puis filtrez et diluez à 1:10 avec de l'eau. À utiliser immédiatement, car l'infusion ne se conserve pas.


Ce produit utilise des composés soufrés comme répulsifs naturels qui éloignent divers insectes sans les tuer. Il doit être appliqué le soir (pour les protéger des rayons UV) et renouvelé tous les 3 à 5 jours, sauf sur les plantes sensibles.


Engrais d'orties : 1 kg d'orties fraîches sont fermentées dans 10 litres d'eau pendant 14 jours, en remuant quotidiennement, puis utilisées diluées à 1:10. Son effet réside principalement dans le renforcement des plantes grâce aux nutriments, avec un possible effet répulsif et une stimulation des défenses des plantes.


L'évaluation scientifique montre que l'effet principal est le renforcement des plantes, qu'aucun effet insecticide direct n'a été prouvé et qu'il s'agit d'une mesure de soutien dans le concept global.

Huiles essentielles comme répulsifs

L'huile essentielle de lavande s'utilise diluée à raison de 10 à 20 gouttes par litre d'eau, à pulvériser tous les 3 à 5 jours ; son effet répulsif est léger. L'huile essentielle de menthe poivrée s'utilise à une concentration de 0,5 à 1 % dans la solution à pulvériser, le soir (pour la protection contre les UV), mais elle peut endommager les plantes.


L'évaluation scientifique montre que les huiles essentielles ont des propriétés répulsives avérées, mais aucun effet létal contre les altises, une durée d'action très courte (quelques heures) et ne sont utiles qu'en complément.

« Remèdes maison » inefficaces ou problématiques

L'eau savonneuse est souvent recommandée, mais elle pose problème car elle peut endommager les plantes (brûlures des feuilles), n'a aucun effet spécifique contre les altises et nuit également aux insectes bénéfiques.


La levure chimique n'a aucun fondement scientifique, son mécanisme d'action est biologiquement improbable, c'est une perte de temps et de ressources et elle n'est pas recommandée.


La cannelle est souvent présentée comme un « insecticide naturel », mais son efficacité contre les altises n'est pas prouvée, elle est chère, ses bienfaits sont discutables et elle peut être phytotoxique.

Des attentes réalistes en matière de réussite

remèdes maison

efficacité

Durée de l'effet

Coût par 100 m²

effort de candidature

Terre de diatomées

30-50%

3 à 7 jours

8-12 €

Moyen

Bouillon à l'ail

20-40%

1 à 3 jours

2-5 €

Haut

huiles essentielles

15-30%

2 à 6 heures

10-20 €

Très haut

fumier d'ortie

10-25%

5 à 10 jours

1-3 €

Moyen

Les limites des remèdes maison incluent leur action lente comparée aux produits professionnels, leur dépendance aux conditions météorologiques, la nécessité fréquente de traitements répétés et leur efficacité limitée en cas d'infestation grave.

Comment lutter contre les altises sur les plantes d'intérieur – méthodes efficaces pour une utilisation en intérieur

Altises sur les plantes d'intérieur - informations spécifiques

Les altises sont nettement moins fréquentes sur les plantes d'intérieur que dans le jardin, mais peuvent tout de même apparaître, notamment sur les herbes aromatiques et les légumes placés sur les rebords de fenêtres. En tant que spécialiste de la protection des plantes, je connais bien les difficultés spécifiques liées à la lutte antiparasitaire en intérieur, qui diffèrent considérablement de celles rencontrées en extérieur.


Les espaces clos exigent une attention particulière lors du choix des produits de nettoyage, car il faut tenir compte des nuisances olfactives, des résidus sur les meubles et de la sécurité des animaux domestiques et des enfants. Cependant, les espaces intérieurs offrent également des avantages tels que des conditions contrôlées et de meilleures possibilités de surveillance.

Plantes d'intérieur fréquemment infestées

Parmi les espèces particulièrement vulnérables figurent les herbes aromatiques telles que le basilic, la roquette, le cresson et la moutarde, les jeunes plants de légumes comme les variétés de chou et les jeunes plants de radis, les plantes ornementales comme la capucine et la pensée, et les micro-pousses de toutes les espèces de crucifères.


La maladie peut être introduite de plusieurs façons : les nouvelles plantes provenant des pépinières peuvent déjà être infestées, le terreau contaminé peut contenir des œufs ou des larves, les fenêtres ouvertes pendant la période de vol permettent l’immigration, et la transmission par les vêtements ou le matériel de jardinage est possible.

Stratégies de contrôle adaptées

Méthodes mécaniques (privilégiées) : Le ramassage manuel est plus efficace en cas d’infestation légère, surtout tôt le matin. Il est important d’utiliser une surface blanche pour une meilleure visibilité et une élimination immédiate des coléoptères.


Passer l'aspirateur avec un aspirateur à main réglé sur une faible puissance d'aspiration, jeter immédiatement le sac de l'aspirateur et répéter l'opération tous les 2 ou 3 jours peut s'avérer très efficace.


Des pièges collants, sous forme de plaques adhésives jaunes, sont placés près des plantes, à 10-15 cm au-dessus d'elles, et remplacés régulièrement toutes les 1 à 2 semaines. Ils permettent à la fois la surveillance et le contrôle.

Traitement biologique en intérieur

L'huile de neem doit être appliquée diluée à raison de 5 à 10 ml pour 1 litre d'eau, le soir (protection UV), avec une bonne ventilation pendant le traitement et non sur les plantes en fleurs.


Application d'acariens prédateurs Hypoaspis miles contre les larves dans le substrat, application directe sur la surface du sol, à une température optimale de 15-25°C et sur un substrat uniformément humide.

Quarantaine et isolement

Isolez les plantes infestées en les plaçant séparément pendant 2 à 3 semaines, vérifiez régulièrement l'apparition de nouvelles infestations, traitez uniquement les plantes isolées et ne les remettez avec les plantes d'origine qu'une fois qu'elles sont exemptes d'infestation.


Contrôlez les nouvelles plantes en les mettant en quarantaine pendant 14 jours, en vérifiant quotidiennement la présence de parasites, en remplaçant le substrat en cas de suspicion et en envisageant un traitement préventif.

Foire aux questions (FAQ)

Comment puis-je distinguer avec certitude les altises des autres insectes nuisibles ?

Les altises sont des coléoptères de 1 à 4 mm de long, à l'aspect métallique et aux pattes postérieures épaissies. Leur caractéristique principale est leur comportement sauteur : elles s'enfuient d'un bond lorsqu'elles sont dérangées. Les dégâts qu'elles causent typiquement sont de petits trous ronds dans les feuilles (ressemblant à des impacts de balles). Contrairement aux pucerons, elles ne laissent pas de sécrétions collantes et, contrairement aux limaces, elles ne laissent pas de traces de mucus.

Quel est le meilleur moment pour lutter contre les altises ?

Le moment optimal pour le traitement est tôt le matin (6 h à 9 h) ou en fin d'après-midi (18 h à 21 h), lorsque les coléoptères sont actifs. Les traitements doivent être effectués par temps sec et à des températures comprises entre 15 et 25 °C. La principale période de lutte se situe entre avril et septembre, les mois de mai et juin étant particulièrement critiques, car c'est à ce moment que la première génération est active et cause le plus de dégâts.

Quelles sont les plantes les plus fréquemment infestées par les altises ?

Les légumes crucifères comme le chou, les radis, la roquette et la moutarde, ainsi que les solanacées comme les pommes de terre et les tomates, sont particulièrement vulnérables. Les jeunes plants tendres sont attaqués de préférence car leurs feuilles sont plus faciles à percer. Les cucurbitacées et les légumineuses peuvent également être touchées, mais généralement dans une moindre mesure.

Les agents biologiques sont-ils aussi efficaces que les agents chimiques ?

Les agents biologiques agissent plus lentement (3 à 7 jours contre 1 à 3 jours), mais sont plus durables et respectueux de l'environnement. L'huile de neem atteint une efficacité de 60 à 80 %, et les préparations à base de Bt, de 70 à 90 % contre les larves. En cas d'infestation importante, les agents chimiques peuvent agir plus rapidement, mais ne doivent être utilisés qu'en dernier recours, après avoir épuisé toutes les autres solutions.

Les altises peuvent-elles piquer les humains ?

Non, les altises ne piquent absolument pas les humains. Ce sont des parasites qui s'attaquent exclusivement aux plantes et se nourrissent de leurs tissus. Leurs pièces buccales sont spécialement adaptées pour percer les feuilles. On les confond souvent avec les puces (Siphonaptera), qui infestent les mammifères. Si vous constatez des piqûres, elles sont dues à d'autres parasites.

Combien de temps faut-il pour qu'un traitement contre les altises fasse effet ?

Cela dépend fortement de la méthode choisie : les agents chimiques montrent leurs premiers effets après 1 à 3 jours, les agents biologiques après 3 à 7 jours. Les mesures mécaniques, comme les filets de protection des cultures, agissent immédiatement. L’éradication complète prend généralement de 4 à 8 semaines, car de nouveaux coléoptères peuvent éclore à partir d’œufs déjà pondus et plusieurs générations peuvent se succéder.

Quels sont les remèdes maison vraiment efficaces contre les altises ?

La terre de diatomées est le répulsif le plus scientifiquement prouvé, avec une efficacité de 30 à 50 % contre les coléoptères adultes. La décoction d'ail peut également agir comme répulsif (réduction de 20 à 40 %). Les huiles essentielles ont un faible effet répulsif. Les remèdes maison tels que le bicarbonate de soude ou l'eau savonneuse sont inefficaces, voire nocifs pour les plantes. Ils ne doivent être utilisés qu'en complément.

Quand dois-je faire appel à un professionnel pour lutter contre les altises ?

En cas d'infestation importante (plus de 15 coléoptères par plante), lorsque les mesures biologiques et mécaniques s'avèrent insuffisantes après 4 semaines, notamment pour les cultures de valeur, ou en cas de développement d'une résistance aux produits disponibles, il est recommandé de consulter un professionnel. Il est également conseillé de faire appel à un professionnel en cas de doute sur le traitement approprié ou en cas d'infestations récurrentes.

Les altises peuvent-elles développer une résistance aux traitements ?

Oui, une résistance peut se développer, notamment aux agents chimiques. Il est donc important d'alterner les matières actives : deux traitements maximum par saison avec le même groupe de matières actives. Les agents biologiques, comme les préparations à base de Bt ou l'huile de neem, présentent moins fréquemment de problèmes de résistance. La lutte intégrée, qui combine différentes méthodes, retarde considérablement l'apparition de résistances.

Quel est le meilleur moyen de prévenir les infestations de puces ?

Les principales mesures préventives sont : la rotation des cultures (ne pas planter de crucifères au même endroit chaque année), l’utilisation de filets anti-insectes, la culture intercalaire de plantes répulsives, une nutrition optimale pour des plantes robustes et la promotion des insectes bénéfiques grâce à la diversité des structures du jardin. La prévention est toujours plus efficace et économique que la lutte.

Les altises représentent-elles également un problème pour les plantes d'intérieur ?

Moins fréquente qu'au jardin, mais possible, surtout avec les herbes aromatiques et les jeunes plants de légumes sur le rebord de la fenêtre. L'introduction se fait généralement par le biais de nouvelles plantes ou d'un sol contaminé. À l'intérieur, la lutte mécanique (arrachage manuel, pièges collants jaunes) est souvent suffisante. En cas de traitement chimique, assurez une bonne ventilation et faites attention aux animaux domestiques.

Combien coûte un traitement professionnel contre les altises ?

Les coûts varient selon la méthode et la surface : traitement biologique : 15-25 €/100 m², traitement chimique : 8-15 €/100 m², mesures mécaniques : 5-10 €/100 m². Une stratégie combinée coûte 20-35 €/100 m² mais est plus durable. Une consultation professionnelle coûte 50-100 € supplémentaires par rendez-vous, mais peut permettre de réaliser des économies à long terme.

Conclusion : Lutte réussie contre les altises

Résumé des principaux résultats

En tant qu'expert certifié en protection des plantes et en biocides, je peux vous assurer que les altises sont parfaitement maîtrisables si vous procédez de manière systématique et avec la stratégie adéquate. La clé réside dans la combinaison judicieuse de différentes méthodes et une connaissance approfondie de la biologie de ces ravageurs. La réussite de la lutte contre les altises n'est pas une question de chance, mais le fruit d'une planification rigoureuse et d'une mise en œuvre constante.


Après des années d'expérience dans la lutte antiparasitaire, je peux affirmer que les résultats les plus durables s'obtiennent grâce à des approches intégrées combinant prévention, lutte biologique et, si nécessaire, recours aux produits chimiques. Il est important de ne pas se focaliser uniquement sur le résultat immédiat, mais aussi de prendre en compte les effets à long terme sur l'écosystème du jardin.

La stratégie la plus efficace

1. La prévention comme fondement (mars-avril) : La base de toute lutte efficace contre les altises repose sur une stratégie de prévention bien pensée. La planification et le respect rigoureux de la rotation des cultures permettent d’éviter la prolifération de populations spécialisées d’altises. Les filets de protection des cultures doivent être installés suffisamment tôt, avant l’apparition des premiers insectes. Favoriser les insectes auxiliaires par une conception ciblée de leur habitat contribue à un équilibre naturel. Renforcer la santé des plantes grâce à une nutrition optimale les rend plus résistantes aux infestations de ravageurs.


2. Détection précoce (avril-mai) : La surveillance systématique à l’aide de pièges collants jaunes permet de détecter rapidement les premiers signes d’infestation. Il est recommandé d’effectuer des contrôles hebdomadaires des plantes afin d’identifier les problèmes avant qu’ils ne se propagent. Le respect des seuils de dommages spécifiques à chaque culture permet d’éviter les traitements inutiles. Une documentation précise des infestations contribue à optimiser les stratégies futures.


3. Lutte intégrée (mai-septembre) : Les méthodes biologiques doivent toujours être privilégiées, car elles sont durables et respectueuses de l’environnement. Les mesures mécaniques peuvent les compléter efficacement, voire les remplacer en cas de faible infestation. Les traitements chimiques ne sont utilisés que lorsque le seuil de nuisibilité est largement dépassé. La gestion de la résistance par une rotation régulière des matières actives garantit l’efficacité à long terme de toutes les mesures.


4. Suivi et évaluation (septembre-novembre) : Une évaluation objective du succès des mesures mises en œuvre est essentielle pour optimiser les stratégies futures. Le travail du sol visant à perturber l’hivernage réduit la population initiale pour l’année suivante. Une planification rigoureuse de la saison suivante, fondée sur les enseignements tirés, améliore constamment les chances de succès. La documentation de toutes les expériences permet de constituer une base de connaissances précieuse.

Mes recommandations les plus importantes

Pour les jardiniers amateurs : commencez toujours les mesures préventives dès le début de la saison – la prévention est bien plus simple et économique que le traitement. Privilégiez les méthodes biologiques et mécaniques, car elles sont durables et sûres. Soyez patient avec les solutions biologiques : elles agissent plus lentement, mais sont plus efficaces à long terme. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel si les problèmes persistent, car un diagnostic ou un traitement inapproprié peut être plus néfaste que bénéfique.


Pour les producteurs commerciaux : Élaborez une stratégie de gestion de la résistance à long terme et systématique, en alternant différents groupes d’herbicides. Investissez dans un suivi professionnel et une documentation détaillée ; ces données sont essentielles à l’optimisation. Combinez intelligemment différentes méthodes de lutte au lieu de vous fier à une seule. Tenez toujours compte de l’impact environnemental et de la durabilité de vos mesures, car ce sont eux qui détermineront en fin de compte leur succès.

perspectives d'avenir

La protection des végétaux évolue rapidement et de nouvelles possibilités émergent constamment. De nouveaux agents biologiques, plus efficaces et plus faciles à utiliser, sont régulièrement mis sur le marché. L'amélioration des techniques d'application permet des traitements plus précis et plus efficaces. À l'avenir, les outils numériques, tels que les applications de détection des ravageurs ou les systèmes d'alerte basés sur les prévisions météorologiques, rendront la lutte contre les altises encore plus précise et respectueuse de l'environnement.


En tant qu'utilisateur, il est important de rester ouvert aux innovations et de poursuivre un développement professionnel régulier. Participer à des conférences, lire des ouvrages spécialisés et échanger avec d'autres professionnels vous permettra d'enrichir constamment vos connaissances et vos compétences.

Conclusion

Les altises font partie intégrante de l'écosystème et leur éradication complète ne devrait jamais être notre objectif. Nous visons plutôt un équilibre permettant de prévenir les dommages économiques tout en protégeant l'environnement. Trouver et maintenir cet équilibre, c'est tout l'art de la lutte intégrée moderne contre les ravageurs.


Avec les connaissances adéquates, une stratégie bien pensée et la patience nécessaire, il est possible de lutter efficacement contre les altises. Il est important de ne pas se contenter d'un succès immédiat, mais de développer des solutions durables qui renforcent l'écosystème du jardin dans son ensemble.


N'oubliez jamais : chaque traitement d'aujourd'hui influence les possibilités de demain. Protéger les cultures de manière responsable, c'est penser et agir de façon durable. Les décisions que nous prenons aujourd'hui déterminent les outils dont nous disposerons demain.

Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne saurait se substituer à l’avis d’un professionnel. Lors de l’utilisation de produits phytosanitaires, il est impératif de respecter scrupuleusement les instructions d’utilisation et la réglementation en vigueur. En cas de doute, veuillez contacter votre service phytosanitaire local ou un expert qualifié.

Patricia Titz

Patricia Titz

Bonjour, je suis Patricia ! Les animaux font partie de ma vie depuis l'enfance – chiens et chats en ont toujours fait partie. C'est pourquoi je sais combien il est important de rendre sa maison non seulement propre et hygiénique, mais aussi confortable pour les humains comme pour les animaux.


Experte certifiée en produits biocides conformément à l'article 11 de l'ordonnance allemande sur l'interdiction des produits chimiques (ChemVerbotsV) et en protection des végétaux conformément à l'article 9, paragraphe 4 de la loi allemande sur la protection des végétaux (PflSchG), je possède une connaissance approfondie de la manipulation sûre et conforme à la réglementation des biocides et des produits phytosanitaires. Grâce à des formations régulières, je me tiens constamment informée des dernières exigences légales et des avancées scientifiques.


Mon objectif est de partager des conseils pratiques et des informations faciles à comprendre afin que chacun puisse prendre les bonnes mesures, de manière efficace et responsable. Qu'il s'agisse de giardia, de lépismes argentés, de mites ou de moisissures, je souhaite contribuer à garder les maisons exemptes de nuisibles, tout en respectant les animaux et l'environnement.

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