Quiconque découvre des parasites du garde-manger tels que les coléoptères des grains ou les coléoptères du pain dans son propre garde-manger recherche souvent désespérément une solution biologique. Les guêpes de camp (Lariophagus distinguendus) sont considérées comme l'arme secrète de la nature. Mais une question déstabilise de nombreux utilisateurs : les guêpes chalcidiennes peuvent-elles piquer ? Dans ce guide complet, nous expliquons pourquoi la « piqûre » de ces minuscules guêpes est totalement inoffensive pour l’homme, alors qu’elle signifie une mort certaine pour les nuisibles. Nous nous appuyons sur les découvertes scientifiques actuelles sur la biologie et les applications de ces organismes bénéfiques fascinants.
Les choses les plus importantes en un coup d'œil
- Aucun danger pour les humains : Les guêpes des camps ne peuvent pas percer la peau humaine ; Leur épine ovipositrice est spécialisée pour les larves d'insectes.
- Parasitisme efficace : Les guêpes percent les larves hôtes (par exemple les coléoptères des céréales) pour les paralyser et pondre des œufs [1].
- Alimentation de l'hôte : En plus de pondre des œufs, les guêpes utilisent le dard pour se nourrir du jus de l'hôte [3].
- Contrôle biologique : Vous pouvez trouver des parasites même dans des tas de céréales profonds pouvant atteindre quatre mètres [2].
- Durabilité : Une utilisation sans produits chimiques qui protège les personnes, les animaux domestiques et l'environnement.
Que sont exactement les guêpes chalcidiennes ?
La guêpe chalcidienne, scientifiquement Lariophagus distinguendus, appartient à la famille des Pteromalidae au sein de la superfamille des guêpes chalcidiennes (Chalcidoidea). Avec une taille corporelle d'environ deux à trois millimètres seulement, à l'œil nu, il ne s'agit que d'un petit point sombre [11]. Son corps a souvent un reflet métallique noir-bleuâtre, ce qui lui donne un aspect distinctif lorsqu'il est observé au microscope [11].
Ces insectes sont ce qu'on appelle des ectoparasitoïdes. Cela signifie que leurs larves se développent en dehors du corps hôte, mais finissent par le tuer. Dans la nature et dans la protection du stockage, ils jouent un rôle crucial dans la régulation des populations de coléoptères. Ce qui est particulièrement intéressant est leur capacité à détecter les hôtes qui se développent cachés à l'intérieur des grains de céréales ou dans des cocons solides [11].
La piqûre des guêpes blondes : le mécanisme biologique
Quand on parle de piqûres de guêpes de camp, il faut faire la différence entre la piqûre défensive (comme un frelon) et la piqûre fonctionnelle pour la reproduction. Les guêpes des camps n'ont pas de dard venimeux pour se défendre contre les mammifères. Leur « dard » est en fait un ovipositeur hautement spécialisé.
La piqûre du parasitisme
Le processus commence lorsque la femelle utilise ses antennes très sensibles pour détecter les signaux chimiques (kairomones) émanant des larves du ravageur ou du substrat infecté [2]. Dès qu'un hôte - comme une larve de coléoptère des grains à l'intérieur d'un grain de blé - a été localisé, la guêpe perce son dard ovipositeur à travers la coquille du grain [1].
C'est là que se produit la véritable « piqûre » : la guêpe injecte une sécrétion dans la larve hôte, ce qui la paralyse immédiatement. Cette paralysie est permanente ; la larve du coléoptère cesse de se nourrir et ne peut plus se développer davantage [1]. La guêpe des camps pond ensuite un œuf à l'extérieur de la larve paralysée. La larve de guêpe qui en sort se nourrit ensuite de la larve de coléoptère jusqu'à ce qu'elle soit complètement consommée [1].