Quiconque stocke des céréales, du thé ou des épices connaît le problème : tout d'un coup, les stocks s'épuisent. Le coléoptère des céréales ou le dendroctone du tabac ont niché. Mais la nature offre une petite solution fascinante qui ne nécessite aucun produit chimique. La guêpe des réserves (Lariophagus distinguendus) est un insecte utile hautement spécialisé dont le cycle de reproduction est parfaitement adapté pour lutter contre les ravageurs des réserves. Dans ce guide complet, vous apprendrez tout sur la propagation des guêpes de stock, ses particularités biologiques et comment vous pouvez utiliser efficacement ces petites aides pour protéger en permanence vos fournitures.
Les choses les plus importantes en un coup d'œil
- Ectoparasitoïde : La guêpe pond ses œufs à côté de la larve hôte dans le grain [1].
- Énorme capacité de recherche : Il trouve des hôtes jusqu'à 4 mètres de profondeur dans le grain [2].
- Température : La propagation est optimale entre 18 °C et 35 °C [Site Internet].
- Efficacité : Peut réduire les populations de parasites jusqu'à 94 % [2].
- Gamme d'hôtes : Combat les coléoptères des céréales, les coléoptères du tabac, les coléoptères du pain et bien d'autres encore [5].
La biologie de la guêpe chalcidienne : un miracle de la nature
La guêpe chalcidienne (Lariophagus distinguendus) appartient à la famille des Pteromalidae. Avec une taille corporelle de seulement 2 à 3 millimètres, il est à peine perceptible à l'œil humain, mais il constitue une menace mortelle pour les ravageurs tels que le coléoptère des céréales (Sitophilus granarius) [2]. Leur cycle de reproduction est étroitement lié au développement de leurs hôtes. En tant que soi-disant généraliste, il parasite les larves d'au moins 11 espèces différentes de coléoptères, qui ont toutes un point commun : elles se développent de manière endophyte, c'est-à-dire à l'intérieur de graines ou dans des cocons [1].
Le processus de parasitage en détail
Le processus de reproduction des guêpes campeurs commence par la recherche d'un hôte. La guêpe femelle utilise des signaux chimiques très sensibles (kairomones) pour détecter les grains infectés. Dès qu'il a trouvé un grain avec une larve appropriée, il perce la coquille du grain avec son dard ovipositeur [1]. Il injecte une sécrétion paralysante qui immobilise immédiatement la larve hôte. Ceci est crucial car une larve en mouvement pourrait endommager l'œuf de la guêpe [2].
Remarque importante sur le choix de l'hôte
Des études montrent que les guêpes des lits préfèrent parasiter les stades larvaires plus âgés (L3 et L4). Chez les coléoptères du tabac, le stade larvaire le plus ancien est le mieux adapté au développement des guêpes [1]. Les larves plus jeunes ne fournissent souvent pas suffisamment de nourriture pour permettre aux larves de guêpes de se développer pleinement.
Taux de reproduction et étapes de développement
La vitesse de reproduction dépend massivement des conditions environnementales. Dans des conditions optimales, à environ 26 °C et une humidité de 60 %, le cycle de l'œuf à la guêpe finie ne prend qu'environ 18 à 21 jours [site Internet].
De l'œuf à l'imago
- Oviposition : La femelle pond un seul œuf à l'extérieur de la larve hôte paralysée [1].
- Stade larvaire : La larve de guêpe éclot et commence à aspirer la larve hôte de l'extérieur (ectoparasitisme). Cela tue l'hôte [2].
- Pupation : Une fois que la larve hôte a été complètement consommée, la larve de guêpe se nymphose à l'intérieur du grain [1].
- Éclosion : La guêpe adulte ronge un trou circulaire dans le grain et s'en va