Avoir son propre pommier magnifiquement fleuri dans le jardin est le rêve de nombreux jardiniers amateurs et une contribution précieuse à la biodiversité locale. Mais l’attente d’une récolte abondante est souvent soudainement atténuée à la fin du printemps : les extrémités des jeunes pousses s’enroulent, les feuilles deviennent jaunâtres ou rougeâtres et une couche collante recouvre le feuillage. Un examen plus attentif du dessous des feuilles révèle le problème : une dense colonie de pucerons s'est installée. L'infestation de pucerons sur les pommiers n'est pas seulement un défaut visuel, mais peut altérer considérablement la vitalité de l'arbre, inhiber la croissance des pousses et, dans le pire des cas, entraîner d'importantes pertes de récolte. Les jeunes arbres, en particulier, réagissent de manière sensible au retrait de la sève. Mais avant de recourir à la guerre chimique, il est important de comprendre la biologie de ces insectes fascinants, quoique ennuyeux. Avec une bonne connaissance de leurs cycles de vie, de leurs ennemis naturels et des mesures écologiques ciblées, l'équilibre du jardin peut être rétabli pour que votre pommier reste en bonne santé et porte des fruits abondants.
Les choses les plus importantes en un coup d'œil
- Espèces diverses : Les principales espèces trouvées sur les pommiers sont le puceron farineux du pommier (très nuisible) et le puceron vert du pommier.
- Symptômes de dommages : Feuilles enroulées, pousses rabougries, miellat collant et colonisation de champignons de la fumagine noire.
- Ennemis naturels : Les coccinelles, les chrysopes, les syrphes et les guêpes parasites sont les aides les plus efficaces pour réguler la population.
- Contrôlez les fourmis : Les fourmis protègent les pucerons des prédateurs. Les anneaux de colle sur le tronc interrompent efficacement cette symbiose.
- Contrôle écologique : les remèdes maison tels que les solutions de savon doux, les extraits d'eau froide d'ortie ou les préparations d'huile de neem aident à lutter contre les infestations aiguës sans détruire l'écosystème.
La biologie des pucerons sur les pommiers
Afin de réguler les pucerons avec succès et durablement, il faut connaître leur mode de vie. Les pucerons (Aphidoidea) sont des insectes suceurs de plantes et possèdent des pièces buccales suceuses et perçantes avec lesquelles ils percent spécifiquement les voies du phloème (tubes criblés) des plantes. La sève végétale du phloème est soumise à une haute pression et est extrêmement riche en sucre, mais contient relativement peu d’acides aminés. Pour satisfaire leurs besoins en protéines, les poux doivent consommer d’énormes quantités de sève végétale. Ils excrètent l'excès de sucre sous forme de « miellat » collant[1]. En Europe centrale, nous trouvons principalement deux espèces de pommiers (Malus domestica) qui sont importantes sur le plan économique et horticole.
Le puceron farineux du pommier (Dysaphis plantaginea)
Le puceron farineux du pommier est considéré comme le ravageur le plus dangereux parmi les pucerons de la pomiculture. On le reconnaît à sa couleur rose à gris bleuté et à sa légère couche de cire farineuse. Leur cycle de vie est très complexe et est appelé holocyclique (avec changements d'hôte). L'hivernage s'effectue au stade œuf sur les pousses et dans les fissures de l'écorce du pommier. Les mères mères (fondatrices) émergent au début du printemps, souvent parallèlement au débourrement.
Ces géniteurs se reproduisent
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