Les pucerons comptent parmi les ravageurs les plus persistants en horticulture et en agriculture. Lorsque les mesures biologiques telles que les insectes utiles ou la pulvérisation mécanique atteignent leurs limites, la question se pose souvent : comment lutter chimiquement contre les pucerons sans exercer de pression excessive sur la plante ou l'environnement ? L’utilisation d’insecticides nécessite une compréhension approfondie des modes d’action, depuis les poisons de contact jusqu’aux agents systémiques absorbés par la plante. Dans ce guide complet, nous mettons en évidence les méthodes scientifiquement fondées de lutte chimique contre les pucerons, basées sur les résultats de recherche actuels et les normes scientifiques agricoles.
Les choses les plus importantes en un coup d'œil
- Groupes d'ingrédients actifs : Différenciation entre les insecticides de contact (par exemple les pyréthrines) et les agents systémiques (par exemple l'acétamipride).
- Sélectivité : Les principes actifs modernes tels que le pirimicarbe ou le flonicamide protègent d'importants organismes bénéfiques [3, 10].
- Gestion de la résistance : Un changement régulier des classes d'ingrédients actifs évite l'émergence de populations de pucerons résistantes [2, 13].
- Moment d'application : Les mesures chimiques sont plus efficaces dans les premiers stades de la formation des colonies [1, 12].
- Protection de l'environnement : Le strict respect des réglementations sur la protection des abeilles et des délais d'attente est essentiel [12].
Pourquoi lutter chimiquement contre les pucerons ?
Les aphidoidea ne sont pas de simples drageons de sève végétale ; Ce sont des parasites hautement spécialisés qui peuvent détruire des cultures entières en quelques jours en raison de leur énorme taux de reproduction (reproduction parthénogénétique) [1, 12]. Une seule femelle peut produire jusqu'à 80 petits par semaine dans des conditions optimales [12].
En plus de l'élimination directe des nutriments en suçant les canaux du phloème, ils provoquent des dommages indirects en excrétant du miellat, qui sert de terrain fertile aux champignons de la fumagine [1, 2]. Cependant, l’aspect le plus critique est leur rôle de vecteurs de plus de 30 virus végétaux différents, tels que le virus de la mosaïque du concombre ou le virus de la maladie des feuilles rouges de la carotte (CtRLV) [2, 11]. Dans de tels cas, une intervention chimique rapide est souvent le seul moyen d'éviter la perte totale d'une récolte.
Classification des insecticides chimiques
Afin de lutter chimiquement contre les pucerons, il faut distinguer les différents mécanismes d'action. Tous les remèdes ne conviennent pas également à chaque plante ou à chaque espèce de pou.
1. Contacter les insecticides
Ces agents agissent directement au contact du ravageur. Il faut frapper physiquement le puceron pour être efficace. Un exemple classique sont les pyréthrines, qui sont obtenues à partir de chrysanthèmes, mais aussi les pyréthroïdes synthétiques tels que la deltaméthrine ou la perméthrine [1, 12].
2. Insecticides systémiques
Les agents systémiques sont absorbés par la plante via les racines ou les feuilles et distribués dans tout l'organisme. Lorsque le puceron suce la plante, il absorbe le principe actif. Ceci est particulièrement efficace pour les espèces qui se cachent dans des feuilles enroulées où les poisons de contact ne les atteindraient pas [12, 13]. Ce groupe comprend des ingrédients actifs tels que l'acétamipride ou l'imidaclopride [2, 12].
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